Le Blog de Nicolas Pontoizeau

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samedi 26 janvier 2008

Black Thursday, un tsunami financier vu de l'intérieur.

Mercredi soir, l'éclairage s'est coupé il y a quelques minutes me rappelant que l'heure avait vite tourné à déboguer mon code. Je rassemblais mes affaires et j'empruntais l'ascenseur. Sur le trajet, une personne du département communication, un bureau voisin au mien, m'avait emboîté le pas. L'ascenseur s'arrête au 28ème déposant l'employée qui m'avait accompagné le temps de descendre 4 étages. Décidément il y avait encore de l'activité dans ce service. Intérieurement je plaignais cette femme qui n'avait pas encore terminé sa journée. Elle avait la trentaine passée et peut-être une famille qui l'attendait.

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samedi 17 novembre 2007

La galère

Voilà qui résume bien le fond de ma pensée même si cela n'enlève rien au fait qu'attendre un train pendant des heures dans le froid est misérable.

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mardi 28 novembre 2006

Gestion du temps ou how to get the things done!

Quelques règles de bon sens mais qu'il faudrait que je lise plus souvent.

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mardi 13 décembre 2005

La Chine colosse toujours aux pieds d'argile

La construction européenne est presque au point mort. En Asie ce n'est pas tellement mieux. L'emergeance de la Chine est de moins en moins appréciée en Asie du Sud-Est. Il faut dire que les méthodes de gestion de crise n'ont pas trop changé depuis les événements de Tian'An Men (天安门) en 1989...

vendredi 18 novembre 2005

Festival d'opéras chinois

Le deuxième festival des opéras qui s’est tenu à Paris du 9 au 15 novembre, est probablement un des temps forts de l’actualité culturelle chinoise à Paris de l’année 2005. En effet, il est tout à fait exceptionnel qu’une ville occidentale accueille une telle variété d’Opéras. Autant dire que le pari était audacieux : environ 110 artistes ont effectué le déplacement dont plusieurs lauréats de la fleur de prunus : la plus haute distinction dans cet art. C’est donc une très bonne idée qu’ont eu l’ensemble des organisateurs ; le public français a pu découvrir l’opéra tout en appréciant les différents styles.

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vendredi 9 septembre 2005

Etre ou ne pas être perfectionniste

En lisant la newsletter hebdomadaire de NTU, je me suis rendu compte qu'ils proposaient un atelier spécial pour les étudiants et leur apprendre à gérer le stress des examens (cf mon billet du mois de mai). Ce qui a éveillé ma curiosité c'est le débat The relationship between perfectionism and procrastination. (la relation entre le perfectionnisme et la fainéantise). Cela me paraissait à première vue antinomique : comment quelqu'un à la recherche de la perfection peut-il aussi être fainéant?

Dans cet intéressant article on peut lire :

“Perfectionists think, If I am perfect, good things will happen,” says Hewitt, “but the reality is that these people are cold, guarded and can’t connect. To establish an intimate relationship you have to be vulnerable and drop the façade. Perfectionists can’t do that. So they have feelings of hopelessness, anxiety, panic, alienation and become extremely depressed and suicidal. The paradox is that this behaviour actually thwarts acceptance.”

Socially prescribed perfectionists are most likely to be a danger to themselves. They believe that other people in their lives—family, co-workers and teachers—demand perfectionism. They commonly evince symptoms of anxiety, depression, eating disorders, hostility, procrastination. They dwell on mistakes, ensuring failure. These people will strongly agree with statements like The better I do, the better I am expected to do, and strongly disagree with Others will like me even if I don't excel at everything. They are more likely than other perfectionists to have attempted suicide.

La fainéantise serait donc la conséquence de comme on dit de manière familière : "placer la barre trop haut". On a l'impression de subir à répétition des échecs et de ne jamais atteindre cet état idéal. Ceci pousserait à la déprime et à l'inaction.

Heureusement être fainéant n'implique pas nécessairement être perfectionniste. D'après cet article la fainéantise aurait une autre cause (je passe l'équation mathématique pédante qui tente comme souvent de donner une base très sérieuse et scientifique) :

Essentially, we are constantly beset with making decisions among various courses of action. Should we go to the gym or watch TV? Should I make dinner or order-in? Discounted Utility Theory suggests, unsurprisingly, that we are more likely to pursue goals or tasks that are pleasurable and that we are likely to attain. Consequently, we are more likely to put off, to procrastinate, difficult tasks with lackluster qualities.

Even more important regarding procrastination is the effects of delay. We like our rewards not only to be large but also to be immediate. Consequently, we will most likely procrastinate any tasks that are unpleasant in the present and offer recompense only in the distant future. In other words, we would be more likely to put off higher priority tasks if there are options available that lead to more immediate rewards with more remote costs. We tend to call such options temptations.

Il continue en prenant un exemple très académique : la rendue de projet.

To help illustrate these characteristics, the following prototypical example is put forth: the college student’s essay paper. A college student who has been assigned an essay on September 15th, the start of a semester, due on December 15th, the course end. This student likes to socialize but he also likes to get good grades. The figure below maps the changes in expected utility for him over the course of the semester regarding his two choices, studying vs. socializing. Since the reward for socializing is always in the present, it maintains a uniformly high utility evaluation. For writing, its reward is temporally distant initially, diminishing its utility. Only towards the deadline do the effects of discounting decrease and writing becomes increasingly likely. In this example, the switch in motivational rank occurs on December 3rd, leaving just 12 days for concentrated effort. During this final hour, it is quite likely that earnest but empty promises (i.e., intentions) are made to start working earlier next time.

C'est vraiment caricatural mais bon si je résume, ce qui pousse donc quelqu'un à reporter ce qu'il doit à plus tard c'est sa mauvaise échelle de valeur. Il ferait en priorité quelque chose qui lui procure une récompense immédiate un peu comme une cigale. Rien de très nouveau donc on m'a appris à l'école primaire.

En grattant un peu on se reconnaît tous dans le perfectionnisme. C'est d'ailleurs pour cette raison que lorsqu'un jour ma professeur de communication m'avait dit de préparer une liste des défauts de ma personnalité (qui, en fait, n'en étaient pas), je pensais alors qu'être perfectionniste était le défaut le plus acceptable. Je me rends compte maintenant que ce n'est pas très adroit d'avouer cela à un recruteur. Dans la même situation, j'expliquerai que je connais mon penchant pour le perfectionnisme mais que fort de cette connaissance j'aspire à lâcher prise. C'est une expression très souvent employée que l'on entendu souvent comme remède miracle à toutes les situations. Pour ma part, j'en ai choisi une parmi toutes ces phrases (probablement tiré d'un mantra indien...) qui symbolise le mieux à mes yeux cette idée :

Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.

Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.

Lâcher prise, ce n'est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.

Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites, c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains.

Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui, mais donner le meilleur de soi-même. Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres mais se sentir concerne par eux.

Lâcher prise, ce n'est pas "assister" mais encourager.

Lâcher prise, ce n'est pas juger, mais accorder à autrui le droit d'Etre avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.

Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive, mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.

Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres, mais leur permettre d'affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n'est pas rejeter, c'est au contraire accepter.

Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.

Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs, mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.

Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui, mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.

Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé, mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.

Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus.

Et vous?

jeudi 28 juillet 2005

Revue de presse - la Chine

Difficile d'éviter la Chine dans la presse estivale. Je note donc au passage quelques reportages intéressants notamment le hors-série de Courrier international où les défis écologiques et sanitaires sont collossaux. Moins préoccupant (quoiqu'en tant qu'aspirant expatrié c'est pas une si bonne nouvelle) l'occidentalisation rapide des universités parue dans l'express. Lire tout ça m'a laissé l'impression de plus en plus marquée que la Chine ne s'éveille pas, elle explose.

vendredi 24 juin 2005

Free Li Li!

Imaginez que vous soyez attiré par un pays au point de vouloir partir y étudier. Drôle d'idée vous en conviendrez. Imaginez que vous résultats obtenus au prix d'efforts constants et soutenus soient tels, qu'ils vous ouvrent les portes de cette destination convoitée. Imaginez que vous aillez appris naturellement la langue de ce pays. Imaginez que vous aillez envie de vous intégrer parmi cette nouvelle société et que vous vouliez lui offrir vos compétences. Imaginez vous près du but, pratiquement trois annèes loin de votre famille et de vos racines en train de faire un stage où vous vous êtes investi. Imaginez qu'un CON vous jalouse et invente une histoire aussi grotesque que contradictoire relayée par toute la presse. Imaginez qu'un climat d'amertume économique n'envenime l'affaire et vous avez une espionne industrielle chinoise! J'ai honte que ce pays qui souhaite accueillir les JO après la Chine soit la France. Je témoigne tout mon soutien à Li Li.

jeudi 23 juin 2005

UK - to be or not to be a leader ?

L’Angleterre sera prochainement à la présidence de l’UE (1er juillet). Voici le discours que Tony Blair a prononcé devant le parlement Européen. Présenté comme un souvent un détracteur de l’Europe il a mis en avant certains points intéressants. Morceaux choisis :

Premièrement, moderniser son modèle social. Certains ont prétendu que je voulais abandonner le modèle européen. Mais dites-moi : que vaut ce modèle social qui a 20 millions de chômeurs et des taux de productivité inférieurs à ceux des États-Unis, qui forme moins de diplômés dans les matières scientifiques que l'Inde, et où - quel que soit l'indice retenu pour une économie moderne - les qualifications, la recherche et le développement, les brevets, les technologies de l'information, loin de progresser, reculent. L'Inde va multiplier par cinq son secteur des biotechnologies dans les cinq ans qui viennent. La Chine vient de tripler en cinq ans son budget recherche et développement.

Aujourd'hui, l'Europe ne compte que deux des 20 premières universités du monde.

La raison d'être de notre modèle social devrait être d'optimiser notre aptitude à soutenir la concurrence, et d'aider nos concitoyens à se faire à la mondialisation, à en saisir les chances et à en éviter les dangers. Nous avons besoin d'une Europe sociale, c'est certain. A condition qu'elle donne les résultats escomptés.

On nous a dit comment faire. Le rapport Kok, en 2004, nous a montré la voie : investir dans le savoir, la qualification professionnelle, les politiques actives en matière de marché du travail, les pôles scientifiques et l'innovation, l'enseignement supérieur, la revitalisation des quartiers et l'aide aux petites entreprises. C'est une politique sociale moderne, ce que ne sont ni la réglementation ni la protection de l'emploi, qui sauveront peut-être quelques postes aujourd'hui, au détriment de beaucoup d'autres demain.

Ce constat est particulièrement lucide et alarmant. Pas besoin de chercher très loin pour s’apercevoir que nos filières scientifiques en France n’ont plus le prestige d’antan. Le concours EFREI qui attirait encore un millier de personnes il y a 5 ans, a été supprimé. Les promotions se sont naturellement réduites (j’ai pas de chiffre exacte mais -20% me semble être raisonnable). Et encore, le pire n’est pas au niveau de la formation, les débouchés sont catastrophiques. M Tony Blair propose un autre modèle qui ne surprend personne mais qui est largement impopulaire en France. Voici ce qu’il répond :

Puisque j'en suis à démolir les caricatures, en voici une autre : l'idée que la Grande-Bretagne serait le porte-drapeau d'une conception anglo-saxonne extrémiste de l'économie de marché, où l'on écraserait les pauvres et les défavorisés. Le gouvernement actuel a adopté son « New Deal » en faveur des chômeurs, le plus grand programme européen de création d'emplois grâce auquel le chômage de longue durée des jeunes a pratiquement disparu. En cinq ans, il a augmenté les investissements dans les services publics plus que tout autre pays européen. Il le fallait, certes, mais nous l'avons fait. Nous avons mis en place, pour la première fois en Grande-Bretagne, le salaire minimum. Nous avons régénéré nos villes. Nous avons sorti près d'un million d'enfants de la pauvreté et amélioré les conditions de vie de deux millions de retraités. Nous avons engagé une réforme profonde, sans précédent dans notre histoire, de l'aide à l'enfance, de la maternité et de la paternité. C'est grâce à la bonne santé de notre économie, non à son détriment, que nous l'avons fait.

Je fais sûrement partie de la minorité mais je pense que la Grande Bretagne arrive à un moment opportun à la présidence. Wait and see...

mardi 21 juin 2005

Vous en reprendrez bien une petite bouchée?

Je viens de tomber par hasard sur une histoire assez incroyable qui s'est passée sur le sol français. En guest star, un japonais nommé : Issei Sagawa... cannibale!

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dimanche 19 juin 2005

Morale d'actualité

Suivant que vous serez Puissants ou Misérables, les jugements de Cour, vous rendront Blanc ou Noir Jean de La Fontaine

Cette citation n'aura jamais été aussi vraie!

samedi 18 juin 2005

Les voyages forment la jeunesse!

Pour ceux qui se pensent être blasés par la vie voici un bon lien. image représentant les pays visités
J'arrive à 7%. Bref loin d'avoir tout vu... A première vue le site se base sur le nombre de pays et pas la superficie.

vendredi 17 juin 2005

Mañana será otro día!

Je sors petit à petit de mon mutisme. J'ai eu du mal à défaire ma valise. A chaque fois qu'on sort un truc on se rappelle que ce machin on l'a acheté à tel endroit et il s'est passé telle histoire... Bref c'est long de tout ranger et quelque chose au fond de vous même qui vous dit : « mince j'étais bien là-bas pourquoi je suis rentré au fait?». A oui, faut que je trouve un boulot. Fallait s'y attendre, sur ce point rien ne s'est goupillé comme prévu mais mon c'est pas grave, mañana será otro día comme on dit.

Après un mois en France je me dis que ça fait quand même du bien de rentrer chez soi retrouver sa chambre et se ressourcer. Faire une cure de cerises et de gros beef steaks pour oublier le poulet... je revis :). Il faut tourner la page et se dire qu'une année géniale s'est terminée, une nouvelle aussi passionnante est à venir.

A bientôt l'Asie, ce n'est qu'un au revoir.

dimanche 15 mai 2005

Singapour, haut et court

Li JiangGan m'a envoyé 2 liens récemment :

  1. Amnesty international qui dénonce les lois de cet Etat parmis les plus strictes au monde
  2. La pendaison d'un pere de famille qui transportait 1Kg de canabis

Bon je pars demain et je me dis que j'ai peut-être eu de la chance. J'ai traversé la frontière une bonne trentaine de fois et il ne m'est rien arrivé. Gare à votre à sac à l'aéroport, la grâce n'est pas à la mode ici.

If I could find (MS)words

Encore une news vue chez Maxime sur cette incroyable bavure de l'armée américaine en Irack. Comme d'habitude avec le web, on ne sait jamais trop si c'est du lard ou du cochon. Ce que je retiens malgré tout à titre personnel c'est que MSWords n'est définitivement pas un logiciel auquel je confierai mes rapports ni mon curriculum vitæ.